Le Coût de l'excellence. Nouvelle édition
de Nicole Aubert
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Le management est devenu un des symptômes de notre société hypermoderne : on gère son temps, sa famille et sa vie tout comme on tente de gérer les motivations de ses collaborateurs ou la bonne marche d'un service. Bien gérer ne suffit d'ailleurs pas. La quête de qualité totale et de " zéro défaut " qui imprègne de plus en plus l'univers de l'entreprise s'étend désormais hors de ses frontières. Il s'agit de réussir sa vie, d'être performant en tout, bref de " gagner " dans une société qui ne veut connaître que le succès et n'a que faire des perdants. Parallèlement, un autre mouvement s'amorce qui se préoccupe de la dimension " spirituelle " de l'entreprise et cherche à lui conférer le statut d'une instance de développement personnel : on parle de l'identité, voire de l'âme de l'entreprise et c'est par elle, à travers elle, grâce à elle que l'individu est aussi censé se développer et réaliser son idéal. Or l'excellence a un coût : le stress permanent, les " décompressions " physiques et psychiques, la " brûlure interne " de ceux qui se consument dans l'obsession de la performance constituent la face cachée de cette course à la réussite... L'entreprise, en effet, n'est pas seulement pourvoyeuse de succès et de carrière, elle est aussi, parfois, pourvoyeuse de mal-être et d'angoisse. C'est toute cette face d'ombre de notre société de conquête qui constitue le cœur de ce livre, qui s'appuie sur une recherche approfondie dans l'univers managérial et intègre de nombreux témoignages.Nicole Aubert, professeur de sciences humaines à l'École supérieure de commerce de Paris (ESCP-EAP), est également chercheur et consultante auprès de diverses organisations.Vincent de Gaulejac, professeur de sociologie à l'université Paris-VII, directeur du Laboratoire de changement social, est également membre fondateur de l'Institut International de Sociologie Clinique.
Précurseur lors de sa publication en 1991, le propos des auteurs est toujours précieux et à bien des égards très actuel pour comprendre le fonctionnement des entreprises modernes. L'ouvrage s'inscrit dans le courant de la sociologie clinique, lui-même au carrefour de différents courants : la sociologie des organisations, la psychosociologie et la psychologie clinique. C'est un livre dense qui analyse de manière subtile comment, selon les principes de l'analyse systémique, organisation et personnalité s'influencent réciproquement et quelles sont les correspondances multiples entre structures sociales et structures mentales.La thèse de Nicole Aubert et de Vincent de Gaulejac est la suivante : l'entreprise est devenue dans les années 90 le lieu d'investissement privilégié - voire l'unique source de développement - des individus face au vide social, au manque de référent et au manque de sens de notre époque moderne. Tandis que "la modernité laisse errer les individus en quête de repères identitaires", l'entreprise devient pour l'individu sommé de "réussir" sa vie, un espace social où il est censé pouvoir se réaliser et recréer du sens. Développant le concept de système "managinaire", condensation de management et d'imaginaire, les auteurs démontrent que l'on est ainsi passé d'un système visant à obtenir la soumission docile des individus à un système visant à obtenir l'adhésion volontaire active des individus, grâce à une emprise psychique forte s'appuyant sur une recherche d'excellence et de performance qui flatte l'idéal du moi de chacun."De même que la publicité transforme le besoin de vendre en besoin d'acheter, l'entreprise managériale transforme la nécessité de travailler en désir de faire carrière ; ce qui est au préalable une contrainte liée à des nécessités sociales devient une aspiration personnelle liée à une exigence interne d'ordre psychologique". Phénomène également étroitement lié à la tertiarisation de l'économie et à l'augmentation des qualifications.D'où aussi sans doute une des raisons pour lesquelles on assiste aujourd'hui à une augmentation de la souffrance au travail. Lorsque la réalité ne rejoint pas la projection de l'idéal du moi, lorsque les individus réalisent qu'ils se sont laissés manipulés ou lorsqu'ils se retrouvent épuisés par la logique de "guerre économique" dans laquelle les entreprises sont plongées, certains se retrouvent en grand désarroi, notamment parce que cette souffrance ne peut se dire.







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